Question orale sur le CCAS (CM du 30 mars)
- Saint-Maurice En commun
- 30 juin 2022
- 3 min de lecture
Question orale
C’est avec beaucoup d’admiration que j’ai appris l’engagement de notre commune auprès des réfugiés de guerre ukrainien. L’accueil effectué aussi bien à l’hôtel que dans des appartements relève d’un véritable engagement humaniste. Humaniste, car démontrant un véritable respect de la personne humaine quand cette dernière est confrontée au pire, à la guerre, la brutalité, la perte de tout et à la souffrance et la mort. La guerre l’un des plus grands fléaux de l’humanité, le pire peut-être, celui qui est indicible, peut-être le plus horrible car c’est celui auquel on pourrait se soustraire et qui pourtant s’abat sur les populations avec sa brutalité et ses crimes. Ce bel élan nous le saluons et notons qu’à l’avenir notre commune s’engagera pour l’accueil des réfugier de guerre, que nous avons des moyens pour cela et que nous entendons bien, que face à une telle horreur, nous nous élevons, nous à Saint-Maurice. La guerre ce fléau terrible qui s’abat sur notre monde, il est bon de savoir que nous nous y opposerons et ce partout avec la même volonté et la même force en prodiguant l’accueil de ses victimes sans distinction et avec ce formidable élan d’humanisme.
C’est bien dans ce cadre humaniste que l’on s’interroge sur l’universalité des aides produites à Saint-Maurice. Nous notons que le dénuement le plus total peut s’abattre sur les personnes, ici comme ailleurs. Heureusement nous ne connaissons pas la guerre, mais la faim concerne des personnes de notre ville. Voilà également un fléau auquel il nous faut répondre avec la plus grande humanité, quand une personne se retrouve dans le plus grand dénuement et qu’elle ne peut plus accéder à de la nourriture.
Nous connaissons l’épicerie sociale « Le petit plus » qui répond partiellement à cette question. Pourquoi partiellement ? Si elle répond bien à un besoin c’est une réponse bien loin d’être universelle. D’abord, il faut une orientation des services sociaux ce qui implique d’être déjà pris en charge. Aussi, il faut avoir un projet. Un projet c’est montrer que l’on est capable de s’améliorer, que la situation peut évoluer. Et finalement, l’aide accordée ne peut être que ponctuelle.
Malheureusement, la misère elle, n’est pas toujours ponctuelle, les situations ne peuvent pas toutes s’améliorer. Alors, ces personnes se tournent vers des dispositifs auxquels elles peuvent prétendent. Car effectivement, quand on est retraité ou handicapé ou une famille monoparentale et dans de nombreuses autres situations, il ne suffit pas d’un projet d’insertion formaliser pour pouvoir s’en sortir l’accès aux denrées alimentaires de qualité est une nécessité absolue. « Les Restos du cœur » de Maisons-Alfort accueillent les usagers de Charenton, Saint-Maurice et Maisons-Alfort. Faire un chèque à l’association départemental ne nous semble pas être une réponse suffisante. Tout d’abord pourquoi ne pas leur adresser le soutient financier directement comme on en a la possibilité ?
Aussi, nous notons l’absence totale de soutien de notre commune à leur structure, aucune mise à disposition ni de matériels ni de dons. Aucune ramasse proposée, aucun chocolats à Noël, aucun jouet pour les enfants et le plus grave aucune relation avec le CCAS. Cette structure au plus proche des personnes les plus précaires et les plus vulnérables sollicite de notre part un soutient lorsqu’elle nous adresse une personne car leurs accueils universels leur permettent de repérer les situations les plus difficiles pour lequel notre élan de générosité pourrait se tourner. C’est pourquoi, en relation avec la responsable de la structure nous demandons la désignation d’un interlocuteur désigné au sein du CCAS et d’une écoute attentive et bienveillante de leurs besoins.
Commentaires